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Saint-André-Avellin, en bref...

un texte préparé par Raymond Whissell




Saint-André-Avellin de 1855 à 2005 


Les censitaires, installés à Saint-André-Avellin dans la seigneurie de la Petite-Nation, depuis plus d’une décennie, accueillent leur premier curé, l’abbé Sterkendries le 10 novembre 1849, dans une chapelle toute neuve, La venue du curé de Bonsecours dans la paroisse avellinoise devient officielle lors de l’érection canonique de Saint- André-Avellin en 1851. 
Quatre ans plus tard, les habitants des rangs et du village de Saint-André-Avellin obtiennent leur érection civile. Naît alors, le 1er juillet 1855, la Corporation de la paroisse de Saint-André-Avellin. Naît aussi en même temps, la Commission scolaire de Saint-André-Avellin. 
De cette date jusqu’au 1er janvier 1912, les contribuables des rangs, des montées et du village cohabitent ensemble sans problème majeur. Cependant, le 1er janvier 1912, les habitants de la partie urbaine font sécession et donnent naissance à la Corporation du village de Saint-André-Avellin. Les professionnels, les commerçants et les hommes de métier du village, suite à cette séparation, sont en mesure de se donner avec les années des services inexistants dans la paroisse. 
Chacune de son côté, les deux municipalités évolueront et connaîtront des périodes de bonne entente mais aussi des périodes de chicanes. Le 2 décembre 1946, Val- Quesnel (partie urbanisée au nord du pont) s’annexe au village de Saint-André- Avellin. 
Durant les deux décennies suivantes, les Corporations de la paroisse et du village de Saint-André-Avellin concluront des ententes inter-municipales dans divers domaines : service d’incendie, bibliothèque, loisirs, musée et bien d’autres. Ces ententes facilitent la fusion à venir. Le 15 décembre 1997, les municipalités de la Corporation de la paroisse et de la Corporation du village de Saint-André-Avellin fusionnent et donnent naissance à la municipalité de Saint-André-Avellin. 


Une démocratie bien vivante 


Dans la paroisse 


L’histoire avellinoise est faite, comme celle de toutes les communautés, de réussites et d’erreurs. De 1855 à 1997, 27 maires et plus de 200 conseillers se sont succédé à Saint-André- Avellin. Ils ont tous fourni, selon leurs connaissances et leurs talents, le meilleur d’eux-mêmes pour construire et faire avancer notre communauté. La Corporation de la paroisse de Saint-André-Avellin naît le 1er juillet 1855. Le 26 juillet 1855, les élus municipaux tiennent une réunion importante afin de nommer le premier maire de la municipalité. Les conseillers Joseph-Alfred Lévis, Jean-Baptiste Laflamme, Joseph Lacoste, père, François-Xavier Chéné, Zacharie Whissell, père, Édouard Gagnon dit Chartrand et Augustin St- Denis choisissent Joseph-Alfred Lévis pour présider leurs réunions. M. Lévis devient donc le premier maire de la Corporation de la paroisse de Saint-André-Avellin. Au début de l’histoire avellinoise, les assemblées de mises en nomination sont routinières et soulèvent peu de passion. La plupart des candidats sont élus par acclamation pour une période de trois ans. En 1897, les élections municipales sont fort contestées. Le conseiller sortant Ariste Bock obtient 143 votes et défait de justesse son principal adversaire Alfred Bourgeois qui obtient 140 votes. Un troisième candidat à ce poste, Magloire Gagnon, ne recueille aucun vote. À l’autre siège en élection deux candidats se font la lutte pour remplacer Eusèbe Bourgeois. Les deux candidats Joseph Périard et Pierre Giroux arrivent ex-aequo avec 140 votes chacun. Le secrétaire-trésorier de la municipalité, Pierre-Amédée Quesnel, tranche, après trois jours de votation, en faveur de Joseph Périard. 
En 1917, pour la première fois, le poste de maire devient un poste électif. Désormais, le maire sera élu au suffrage universel des francs tenanciers. De plus, les conseillers, autrefois élus pour un mandat de trois ans, auront dorénavant un mandat de deux ans. 
À Saint-André-Avellin, pour inaugurer ce nouveau système, on y va en grand. Deux candidats se font la lutte au poste de maire et sept candidats sont en lice pour combler les six postes de conseillers. Au poste de maire, Adélard Quesnel (87 votes) défait Félix Bourgeois (42 votes). Arthur Bédard, Ernest Angrignon, Avila Tessier, Wilfrid Whissell, Napoléon Deschamps et Denis Boyer sont élus conseillers. Damas Campeau, avec 43 voix, s’incline. Ce fut la dernière élection au vote oral et public. Deux mois plus tard le mode de scrutin change. D’oral et public, le vote devient écrit et secret. 
En 1920, six candidats se présentent pour combler trois postes de conseillers. Étant donné qu’Adorice Boyer et Damas Campeau arrivent ex-aequo, le président des élections accorde sa faveur à Adorice Boyer. Aux deux autres postes Benjamin Langlois et Fidèle Blais sont élus. 
De 1920 à 1935, la démocratie s’exerce régulièrement. Quelques maires et plusieurs conseillers doivent courtiser l’électorat avellinois pour être élus. Cependant, fait inusité, durant cette période de 15 ans, deux maires meurent en cours de mandat : Eugène Séguin (1931 ) et Wilfrid Whissell (1933). 
En 1949, Adorice Boyer cède la mairie à Benoit Whissell. Ce dernier préside aux destinées de la corporation de la paroisse de Saint-André-Avellin de mai 1949 à novembre 1989. En 1989, 

Bernard Pilon devient maire et le demeurera jusqu’à la fusion des corporations de la paroisse et du village de Saint-André-Avellin en décembre 1997. Lors de la fusion le conseil de la Corporation de la paroisse de Saint-André-Avellin se compose de Bernard Pilon, maire, et des conseillers Raymond Louisseize, Vianney Turcot, Nicole Ménard, Yves Lévesque, Jean-Luc Bédard et Michel Forget. 


Au village

 
Les conseillers Joseph Baulne, Médard Richer, Delphis Gareau, J.- Baptiste Major, Alfred Bourgeois, Benjamin Lacasse et, Elzéar Brisson se réunissent pour la première fois le 15 janvier 1912 et confient la mairie à Joseph Baulne. Leur succéderont 9 maires et plus de 100 conseillers de 1912 à 1997. 
Le maire Baulne démissionne après 5 ans. Les conseillers lui nomment un successeur, J. Napoléon Vallières qui préside aux destinées du village de Saint-André-Avellin pendant vingt ans. Son successeur Théo Corbeil, lui aussi nommé par ses confrères conseillers, conserve son poste pendant 10 ans. 
En 1947, Ernest Whissell, ex maire de la corporation de la paroisse de 1941 à 1946, défait ses deux adversaires Paul Duquette et Philippe Lacoste et devient le 4e maire du village. En 1949, Wilfrid Séguin le remplace pour un mandat de deux ans. Albert Bricault accède à ce poste en 1951 et le demeure jusqu’à son décès en 1955. Pour lui succéder, suite à son décès, les conseillers choisissent Ernest Whissell qui a déjà exercé cette fonction. Celui- ci, avant de connaître la défaite en 1961 aux mains de Conrad Lanthier, survivra à deux élections. En effet, Ernest Whissell remporte la victoire contre Charles-Auguste Montreuil en 1957 et contre Léophat Modéry en 1959. 
Conrad Lanthier, maire depuis 1961, démissionne en 1966. Les conseillers le remplacent par Gaston Maheux. Celui-ci ne revient pas sur les rangs aux mises en nomination de 1969. Lui succède alors Yvon Whissell qui préside aux destinées de la Corporation du village de Saint-André-Avellin de 1969 à 1989. En 1989, Jean- Denis Lalonde devient maire de la Corporation du village de Saint-André-Avellin. Il le demeure jusqu’à la fusion des Corporations de la paroisse et du village en décembre 1997. Lors de la fusion, le conseil de la Corporation du village de Saint- André-Avellin se compose du maire Jean-Denis Lalonde et des conseillers Pierre-Luc Legris, Raymond Médard, René Richer, Marie Dupuis, Jean-Pierre Viens et Yves Riopel. 


À la nouvelle municipalité 


Aux premières élections qui ont suivi la fusion, Bernard Pilon est élu au poste de maire. L’assistent comme conseillers : Jean-Denis Lalonde, Raymond Louisseize, Pierre Bourgeois, Nicole Ménard, Raymond Ménard et René Richer. 
Le 24 juin 1999, le premier maire de la municipalité unifiée, Bernard Pilon décède. Raymond Ménard le remplace pendant quelques mois jusqu’aux élections de novembre 1999. À ces élections, Jean-Denis Lalonde est élu maire. Il le demeure jusqu’en 2005. Depuis 2005, Thérèse Whissell préside aux destinées de la municipalité avellinoise. L’assistent actuellement les conseillers (ères) suivants : Germain Charron , André Dupuis, Michel Forget, Lorraine Labrosse Marc Ménard et Richard Parent. 


Des réalisations. 


Trois hôtels de ville : 


En 1855, le conseil municipal, suite à une entente avec la commission scolaire tient ses réunions à l’école du village sur la rue Saint-André. Il en sera de même jusqu’en 1883. En 1883, le conseil municipal acquiert l’ancienne école afin d’en faire le premier hôtel-de-ville. En 1918, une nouvelle mairie naît sur la rue Principale. De 1918 à 1967, cet hôtel-de-ville est le lieu de réunion et de rencontre des citoyennes et citoyens avellinois. L’actuel hôtel-de-ville, sur le même emplacement que l’ancien, ouvre ses portes au mois d’août 1967. 


Des côtes qui se développent et des familles qui prennent racine 


De Saint-Joseph à Saint-André, de Saint-Denis à Saint-Louis, de Sainte-Julie à la Côte Saint-Pierre, de Sainte-Madeleine à Sainte- Geneviève, avec leurs bras et leurs sueurs, nos ancêtres ont bâti les maisons et les granges, les routes et les ponts. 
Dans ces rangs, de nombreux cultivateurs y ont élevé leurs familles. 


Un village qui grandit 


Autour de l’église, à partir de 1855, le village s’organise. Des commerçants, des professionnels, des hommes et des femmes de métier ont pignon sur rue et donnent des multiples services aux 400 cultivateurs de la paroisse. 
La plupart de ces cultivateurs quittent leurs fermes durant l’hiver pour aller dans les chantiers. Cependant, à la fin de la guerre en 1945, les chantiers saisonniers disparaissent les uns après les autres forçant les cultivateurs à se diversifier et à se spécialiser ou à abandonner. Si certains ont persévéré avec succès, d’autres ont changé d’orientation. Dès lors, pour progresser, Saint-André- Avellin diversifie son économie. Ce virage a été bien réussi. Si bien qu’en 2005, Saint-André-Avellin est encore un centre de services important. Près de 200 entreprises commerciales et industrielles, des services professionnels en nombre appréciable, plus de 50 organismes à but non lucratif, des services gouvernementaux de qualité, des artisans et des travailleurs autonomes talentueux et des cultivateurs audacieux font la renommée de la municipalité. 


Des ponts et des chemins qui s’améliorent 


Autant l’hiver que l’été, les cultivateurs devaient entretenir à leurs frais les chemins qui passaient devant leurs propriétés. Dans le village, les propriétaires font de même. Au 19e siècle, les ponts et les trottoirs, construits en bois, ont toujours besoin de réparations. Cette matière première résiste mal aux intempéries. En 1912, les municipalités de Saint-André-Avellin et de Sainte-Angélique remplacent le vieux pont de bois par un nouveau pont en fer. Les élus municipaux de la paroisse et du village font de même avec le pont du village en 1913. 
La venue des automobiles oblige Saint-André-Avellin à graveler les rangs et les montées. C’est un travail colossal. La gravelage de la partie avellinoise de la route entre Papineauville et Chénéville a exigé des déboursés de près de 60 000$ et les travaux se sont échelonnés sur une période de 14 ans, soit de 1917 à 1931. En même temps, la municipalité de la paroisse procède graduellement au gravelage des rangs et des montées et remplace peu à peu, à partir de 1920, les ponceaux de bois par des ponceaux en ciment. Les rues du village se transforment et de nouveaux trottoirs de ciment les bordent peu à peu. À partir de la décennie 1950, le réseau routier s’améliore. Le bitume remplace graduellement le gravier. En 1950, le conseil municipal de la paroisse prend à sa charge l’ouverture des chemins d’hiver. Le 3 décembre 1951, la firme Lacoste et Fils obtient le contrat d’ouverture. Cette nouvelle façon de faire oblige la municipalité à améliorer son réseau routier afin de faciliter le travail des déneigeurs. En 1958, le conseil municipal de la paroisse achète une niveleuse et ouvre les chemins d’hiver lui-même. De plus en plus, les conseils municipaux de la paroisse et du village s’équipent pour faire leurs travaux. Néanmoins, depuis plusieurs années, certaines rues et routes sont entretenues durant l’hiver par la municipalité tandis que l’entretien d’une autre partie du réseau routier municipal est confié à l’entreprise privée. 

On élargit les routes, on refait les fossés, on asphalte certains rangs et montées de la paroisse (tout n’est pas encore fait), on ouvre et on refait à neuf certaines rues du village, bref on se modernise. En un demi-siècle, le paysage rural s’est transformé. 


Une population en pleine croissance 


Si les améliorations au réseau routier ont modifié le paysage rural avellinois, la venue de nouveaux résidents et de nombreux villégiateurs ont donné un nouvel essor à notre communauté. Leur venue à Saint-André-Avellin a réussi à stopper la désertion rurale et a contribué à l’amélioration des services gouvernementaux et professionnels; à la multiplication de nouvelles entreprises et à l’expansion de nombreux commerces. De 1951 à aujourd’hui, la population est passé de 2168 habitants à plus de 3500 habitants. 


Des services municipaux qui se multiplient 


Aqueduc 


Zotique Therrien obtient la permission de construire une premier aqueduc en 1886. Deux ans plus tard, Henri Lefebvre commence les travaux. En 1904, Henri Lefebvre cède le réseau d’aqueduc à Samuel Whissell. Celui-ci le cède à la compagnie de l’aqueduc de Saint- André-Avellin dont les principaux actionnaires sont Nicolas Chéné, Dr Joseph Baulne, Damien Bélanger, Jos Chéné, J. Procule Bélanger et les Soeurs de la Providence. En 1948, le conseil municipal acquiert la compagnie d’Aqueduc de Saint-André- Avellin. 
Les sources du Calvaire ne réussissant plus à approvisionner adéquatement le village, celui-ci, en 1953, le village achète un terrain sur le lot 254 du rang Saint-André et y puise son eau potable. Depuis, les sources du rang Saint-André, avec deux puits, fournissent adéquatement les citoyennes et les citoyens de Saint- André-Avellin. 


Égouts 


En 1884, Nicolas Chéné obtient la permission d’installer un premier égout pour lui et ses voisins du grand village ( sud du pont). En 1920, Dalma Whissell fait de même dans le petit village (nord du pont) En 1955, Ernest Whissell, imitant ce que les autres promoteurs avaient fait avant lui, vend le réseau construit par son père à la Corporation du village pour la somme de 39 000,00$. Cette dernière vente complète la municipalisation du réseau d’égouts. En 1989, les municipalités de Saint-André-Avellin entreprennent des démarches pour traiter les eaux usées avant leur déversement dans le rivière Petite-Nation. En 1995, l’usine entre en opération. C’est un autre pas vers un environnement de qualité. 


Service des incendies 


L’incendie de 1911 au village de Saint-André-Avellin est fort dévastateur. Deux magasins, un hôtel et six maisons sont rasés par les flammes. Sans équipement pour combattre les incendies, il a fallu attendre que le tout soit consommé avant la conflagration prenne fin. Ce feu est une première prise de conscience du danger de ce fléau. Cette alerte n’est cependant pas suffisante pour faire bouger les élus municipaux. En 1924, un autre incendie majeur ravage les installations d’Albert Legault. Les élus du village et de la paroisse forment alors un comité pour étudier les moyens les plus pratiques et les plus économiques pour se protéger contre les incendies et les combattre le cas échéant. En août 1924, les conseils de la paroisse et du village, suite aux recommandations du comité, prennent les mesures suivantes pour prévenir les incendies. Dorénavant, tous les occupants des bâtiments privés ou publics devront, chaque année, faire un grand nettoyage pour éliminer les matières combustibles dans ou près de leurs propriétés et chaque propriétaire, sous peine d’amende, devra faire ramoner sa cheminée au moins une fois par année. Le village met même à la disposition des citoyens des chaudières à incendie, des échelles et des extincteurs. En 1927, les habitants du village de Saint-André-Avellin et de Val-Quesnel achètent une pompe à incendie et tous les accessoires pour combattre les incendies. Les élus de la paroisse imposent une taxe sectorielle aux propriétaires du petit village pour assumer les coûts de ce service additionnel. En 1950, le conseil municipal de la paroisse signe une entente avec le conseil du village pour l’utilisation des équipements et du service des pompiers. En 1967, les conseils municipaux de la paroisse et du village étudient un projet d’entente pour la mise en commun du service des incendies. Dès lors, les municipalités se partagent à parts égales les dépenses d’équipement et de fonctionnement du service des incendies. En 1970, les municipalités achètent à parts égales un nouveau camion et une nouvelle pompe. En 1977, pour protéger plus adéquatement les citoyens éloignés des sources d’eau, les deux municipalités achètent un camion citerne. En 1984, un camion de services s’ajoute aux équipements des pompiers. Cette année, les pompiers renouvellent leurs équipements. Un nouveau camion à incendie et un nouveau camion citerne assureront une meilleure protection aux gens de Saint-André- Avellin et de Saint-Sixte. Outre les pompiers, l’unité des décarcérateurs, depuis 1993, apporte bénévolement son aide lors de gros accidents ou pour les premiers soins 


Service des sports et loisirs 


Dès 1927, l’Association de la jeunesse de Saint-André-Avellin aménage un local à l’hôtel-de-ville pour s’adonner à des exercices physiques et pour organiser des représentations théâtrales. Ces installations profiteront entre autres au Cercle d’Art dramatique Sainte-Rita. 
À la fin de la 2e guerre mondiale, un groupe de contribuables apporte à nouveau des améliorations à l’hôtel-de-ville. Dès lors, Saint-André-Avellin est en mesure d’accueillir des artistes et les Frères du Sacré-Coeur sont plus à l’aise pour mettre en scène des pièces de théâtre. Le promoteur Eugène Lanthier y présente des films. 
Au mi-siècle, les initiatives privées et publiques se multiplient à Saint-André-Avellin : Premier carnaval d’hiver, mise en place du premier terrain de jeux, ouverture du théâtre Royal etc. Les installations sur le nouveau terrain de jeux, mis en place par l’Organisation du terrain de jeux en 1951, se succèdent les unes aux autres de 1951 à 1976 : Balançoires, terrain de balles, terrain de croquet, terrain de tennis, piscine publique etc. Puis, sur un terrain nouvellement acquis, l’Association des loisirs de Saint- André-Avellin érige une salle des loisirs. 
En 1976, les loisirs, étant donné la construction de l’aréna, sont municipalisés. En 1983, les municipalités cèdent aux Habitations de Saint-André-Avellin Inc. une partie du terrain du parc du Centenaire et aménagent de nouveaux terrains pour la pratique de la balle et du soccer. Avec les années, près du centre récréatif, s’ajoutent de nouvelles installations dont une piste d’athlétisme, un nouveau gymnase à l’École J.-M.-Robert et un parc de planches à roulettes. 
Toutes ces installations sont souvent mises à la disposition d’organismes de Saint-André-Avellin et d’ailleurs. À titre d’exemples, rappelons la compétition provinciale des pompiers en 1997, les rodéos de Saint-André-Avellin, le relais pour la vie, la super fête des enfants, l’exposition artisanale et culturelle G.-E.- Robert, les expositions annuelles des Fermières, les divers soupers et soirées bénéfices, les rodéos de bicyclettes, les carnavals et les nombreux tournois de toutes sortes etc. qui utilisent les installations avellinoises pour leurs activités. 

La municipalité de Saint-André-Avellin a d’autres projets en tête pour l’avenir. Des élus et des bénévoles sont en train de concrétiser un autre beau projet : une nouvelle salle des loisirs. 


Installations culturelles 


Outre la salle de l’hôtel-de-ville et les petites bibliothèques des écoles, peu d’installations culturelles à Saint-André-Avellin jusqu’à la fin de la décennie 1950. La révolution tranquille sonne l’éveil culturel à Saint-André-Avellin comme ailleurs. En 1958, une première bibliothèque municipale ouvre ses portes au sous-sol du presbytère paroissial. En 1967, les municipalités adhèrent à la Bibliothèque régionale du Nord de l’Outaouais et sont en mesure de donner un meilleur service aux nombreux usagers. Suite à la vente du presbytère en 1990, les conseils municipaux construisent un nouvel édifice près du centre récréatif en vue de loger les services de la bibliothèque. Plus tard, Saint-André Branché s’installe au sous-sol de la bibliothèque afin de fournir des services informatiques aux citoyennes et aux citoyens avellinois. Une fois le problème de la bibliothèque réglé, les municipalités créent une Corporation des affaires culturelles dans le but de fournir un local à la Société historique pour loger un musée axé sur la vie quotidienne en milieu rural. Ainsi naît le Musée des Pionniers, la passerelle piétonnière, les panneaux d’interprétation, des croix de chemin restaurées, un nouvel ange dans la rivière, une balade patrimoniale, une remise à machines aratoires, une gloriette, une salle attenante au musée etc. Le milieu culturel est fort actif à Saint-André-Avellin. Des événements spectaculaires se déroulent avec succès sur le territoire. Déjà dans le dernier droit du dernier millénaire, Saint- André-Avellin accueillait en ses murs Musique-en-Nous, Ciné- Maboule, des films et des spectacles d’artistes locaux, régionaux et nationaux au Théâtre-des-Quatre-Soeurs et nombre d’autres initiatives intéressantes. 


Les espaces verts et les parcs 


Sur le Mont Saint-Joseph, le curé J.-Procule Bélanger et son vicaire l’abbé Wilfrid Cadieux aménagent un grotte au Mont Saint- Joseph, avec l’aide financière de Théo Corbeil et avec l’aide matérielle de nombreux bénévoles en 1912. L’année suivante, le curé Bélanger cède le Mont Saint-Joseph aux Soeurs de la Providence. Avec les années d’autres éléments religieux s’ajoutent au Mont Saint-Joseph tels un chemin de croix magnifique qui fait le tour de cette colline. Le 12 juin 1972, les Soeurs de la Providence cèdent le Mont Saint-Joseph à la municipalité du village. Le site étant moins achalandé au point de vue religieux, certains veulent le transformer en piste d’hébertisme. Ce projet soulève une vive opposition. À partir de 1986, tour à tour, les Chevaliers de Colomb et l’Association des décarcérateurs en assument l’entretien. Le manque de respect des vandales qui abîment le site décourage les bénévoles. Depuis un lustre, le site est sous la responsabilité de la municipalité qui en assure l’entretien. L’an dernier, Yvon Perrier a organisé un premier ménage afin que la population avellinoise jouisse de cette magnifique cédraie. 
En tout temps, à Saint-André-Avellin, des associations et des personnes se sont intéressés à l’embellissement de la municipalité. De la Société d’horticulture en 1954 à Grappe en 1999, de la construction du quai en 1959 à l’ouverture de la halte- routière Bernard-Pilon en 1995, de l’aménagement du parc Ernest-Whissell à la création des parcs du Musée et de la place Saint-André par le conseil économique et communautaire, de l’installation des premiers bancs de marche en 1982 jusqu’à la passerelle piétonnière en 1999, de la balade patrimoniale en 1997 aux sentiers de la nature et à la piste cyclable, rien n’est négligé pour embellir la municipalité et la rendre plus agréable. 


Des services complémentaires 


Les services religieux 


En 1851 naît la paroisse religieuse de Saint-André-Avellin. A partir de cette date jusqu’à aujourd’hui, 12 curés se sont succédé dans la paroisse. Six dans les vingt premières années et six autres dans les 130 dernières années. 
En 1876, l’ancienne chapelle de 1849 ne répondant plus aux besoins des fidèles, la Fabrique entreprend la construction d’une nouvelle église. Celle-ci est détruite par le feu en juillet 1886. Les marguilliers en reprennent la reconstruction immédiatement et une nouvelle église agrandie accueille les paroissiennes et les paroissiens pour la messe de minuit le 25 décembre 1886. En 1920, l’église actuelle est agrandie. S’y ajoutent une nouvelle sacristie et des transepts latéraux. Si l’église paroissiale est un joyau de notre patrimoine bâti, il en est de même de l’actuel presbytère érigé en 1895. Depuis les changements majeurs des années 1960, la pratique religieuse à Saint-André-Avellin a, comme ailleurs, beaucoup diminué. Cependant, malgré cela, la Fabrique entretient avec soin le temple paroissial, Da la dernière décennie, le toit a été refait à neuf et les fenêtres ont été restaurées. Outre les catholiques, d’autres groupes religieux ont aussi pignon sur rue à Saint-André-Avellin tels l’Église évangélique de la Petite- Nation du rang Sainte-Julie-Est et la Salle du Royaume de la rue Saint-Denis. Chacun de ces groupes, selon leurs convictions et leurs croyances, donne une dimensions spirituelle particulière aux gens de la municipalité. 


Les services éducatifs 


La Commission scolaire de Saint-André-Avellin naît la même année que la municipalité de la paroisse. À mesure que les colons s’installent sur des fermes dans les rangs et les montées, la Commission scolaire ouvre des écoles de rang dans chacun des dits rangs et montées. Dans ces écoles de rang, des institutrices font la classe à des enfants de la 1ère année à la 7e année. Il en est de même jusqu’à la centralisation des écoles de rang en 1961. De nombreuses institutrices, avant leur mariage, se sont dévouées corps et âme pour communiquer leur savoir à leurs élèves. Certaines, célibataires, y ont consacré leur vie. Si les écoles de rang se multiplient sur le territoire avellinois, les garçons et les filles du village comptent également sur une école pour apprendre les rudiments de l’écriture, du calcul et de la religion. Le curé Procule Bélanger fait des pieds et des mains pour attirer une communauté religieuse à Saint-André-Avellin. En 1890, ses efforts sont récompensés. Les Soeurs de la Providence arrivent à Saint-André-Avellin. En 1891, les religieuses entreprennent la construction du premier couvent. En 1899, elles ajoutent une aile à l’avant de l’ancien couvent. En 1917, les religieuses ajoutent l’actuelle partie centrale à leurs installations. Finalement, l’École normale, érigée en 1947, met fin aux investissements des Soeurs de la Providence. Celles-ci dirigeront, peu après leur arrivée, un pensionnat pour les filles et, à partir de 1919, un jardin d’enfance pour les garçons. En plus de s’occuper de leurs pensionnaires, les Soeurs de la Providence accueillent les filles du village et leur donnent une éducation de qualité. L’École normale a permis la formation d’un très grand nombre d’institutrices qui ont contribué au mieux-être de nombreux élèves. Donc, suite à l’arrivée des religieuses, l’école du village est strictement réservé aux garçons. Des institutrices et instituteurs laïcs y oeuvrent. Le curé Hector Yelle réussit à convaincre les Frères du Sacré-Coeur à venir s’installer à Saint-André-Avellin en 1942. Ceux-ci prennent la direction de la toute nouvelle école Bélanger érigée en 1938. Peu à peu, les Frères offrent un cours secondaire, accessible aux garçons qui refusent de s’inscrire dans l’un ou l’autre des collèges classiques qui sont nombreux au Québec. En 1959, les Frères s’installent dans une toute nouvelle école, l’École J.-Mastaï-Robert, ainsi nommée en l’honneur d’un instituteur qui a consacré sa vie à l’éducation des jeunes avellinois. Les Frères du Sacré-Coeur quittent la paroisse en 1964, après 26 ans de présence, alors que la Commission scolaire régionale Papineau prend en charge l’enseignement secondaire sur le territoire du comté de Papineau. 
En 1961, la commission scolaire ajoute une nouvelle école à Saint- André-Avellin. L’École Providence accueille les nombreux élèves des écoles de rang. À la fin de ce dernier siècle, les regroupements sont à la mode. Après avoir perdu la gérance des élèves du secondaire, suite à la naissance de la Commission scolaire régionale Papineau, la commission scolaire de Saint-André-Avellin ferme ses livres le 30 juin 1972, un an après que les élèves du Secondaire 3 à Secondaire 5 eurent quitté Saint-André-Avellin pour Papineauville. La commission scolaire avellinoise devient alors une composante de la Commission scolaire Seigneurie qui a son siège social à Papineauville. 
Quelques années plus tard, la commission scolaire Seigneurie réclame et obtient la responsabilité des élèves du primaire et du secondaire de la partie-est du comté de Papineau. Puis, dans la dernière décennie d’avant le nouveau millénaire, une nouvelle commission scolaire, la commission scolaire Au Coeur-des-Vallées gère tous les équipements scolaires du territoire du comté de Papineau et regroupe tout le personnel d’administration au siège social de Buckingham. 
Saint-André-Avellin compte actuellement deux écoles, les écoles J.-M.-Robert et Providence qui accueillent en leurs murs de nombreux élèves. En 1997, il a même fallu agrandir l’École Providence afin de répondre aux besoins grandissants. 


Les services sociaux 


Arrivées en août 1890, les Soeurs de la Providence accueillent dès octobre une première pensionnaire, Mme Frappier. Outre leur implication dans le domaine de l’éducation, les religieuses abritent toujours des personnes âgées sous leur toit. 
Le 21 décembre 1973, le ministère des Affaires sociales achètent les installations des Soeurs de la Providence. Le Centre d’Accueil de la Petite-Nation accueille alors 32 pensionnaires. En 1978, le Centre d’Accueil augmente sa capacité d’accueil de 32 à pensionnaires à 70 pensionnaires Né en 1974 et logé dans le même édifice, le CLSC de la Petite-Nation offre à la population des services de santé ; des services sociaux ; des services de soins à domicile ; des services de ré-adaptation et de ré-insertion, etc. Ces deux établissements fusionnent en 1996 donnant naissance au CLSC-CHSLD de la Petite-Nation. De 1996 à 2004, la partie CLSC augmente, malgré un manque important de médecins, les services à la population et la partie CHSLD augmente sa capacité d’accueil de 24 lits. 
En 2004, le gouvernement du Québec force la fusion des établissements du comté de Papineau sous une même administration. Depuis, un Comité de vigilance veille aux intérêts des gens de la Petite-Nation.

 
Des services essentiels 


Le service postal 


Le premier bureau de poste de Saint-André-Avellin ouvre ses portes le 1er juin 1855. En 1909, un deuxième bureau de poste apparaît sur le territoire avellinois, le bureau de poste de Val- Quesnel. 
Vingt ans plus tard, en 1939, les citoyens des rangs obtiennent un service de distribution de la poste à domicile. En 1967, les bureaux de poste de Saint-André-Avellin et de Val- Quesnel fusionnent. Pour concrétiser cette fusion, le Ministère des Postes entreprend la construction de l’actuel bureau de poste sur la rue Principale. 


L’électricité 


En 1905, la compagnie d’électricité de Papineauville obtient la permission de la Corporation de la paroisse de Saint-André- Avellin de construire une ligne de distribution afin d’approvisionner en électricité le village de Saint-André-Avellin. Elle refuse, même si elle exonérée de taxes pendant dix ans, de fournir l’électricité dans les rangs et les montées avellinois. Entre 1926 et 1930, cette compagnie deviendra la propriété de la Compagnie Gatineau Power, créée par la Compagnie Internationale de Papier. (C.I.P.). 
Le 5 avril 1948, le conseil de la Corporation de la paroisse de Saint-André-Avellin autorise la Coopérative d’électricité de Papineau-Est à construire des lignes électriques sur son territoire afin de doter les cultivateurs de ce service. 
Le 16 avril de la même année, la Compagnie Gatineau Power demande aussi au conseil municipal de lui accorder la permission de construire des lignes électriques sur son territoire. Celui-ci refuse. En 1963, le gouvernement du Québec nationalise l’électricité. La Compagnie Gatineau Power et la Coopérative d’électricité de Papineau-Est disparaissent et deviennent la propriété d’Hydro- Québec qui exerce, depuis cette époque, un monopole sur la production et la distribution de l’électricité au Québec. 


Le téléphone 


Le 12 juin 1902, la Compagnie de téléphone de la Petite-Nation obtient ses lettres patentes. Contrôlée par des gens du milieu, cette compagnie a fourni les services téléphoniques dans les principaux villages de la région de la Petite-Nation. 
À partir des années 1950, la compagnie connaît une croissance marquée. Son réseau passe de 206 abonnés en 1948 à 1 080 en 1967 selon le journal publié à l’occasion du 20e anniversaire de Télébec. Cette hausse phénoménale s’explique par l’extension du service téléphonique dans les rangs et montées de la région de la Petite-Nation. 
En 1971, les actionnaires de la Compagnie de téléphone de la Petite-Nation cèdent leur réseau à la Compagnie de téléphone Continental Limitée dont le siège social québécois est situé à Venise-en-Québec. 
En 1978, cette compagnie perd son permis d’opération. Depuis cette date, Saint-André-Avellin et la Petite-Nation sont desservis par Télébec Limitée. Suite à sa prise de possession, Télébec apporte des améliorations et des modifications importantes à son réseau afin de donner un meilleur service à ses abonnés et remplacer les nombreuses lignes multiples par des lignes privées. Depuis, finies les écoutes indiscrètes et les racontars ! 
Saint-André-Avellin est prêt à entreprendre le dernier droit qui le conduira à ses deux siècles d’existence. 


P.S.: Les publications, les articles inédits, les documents d’archives de la Société historique de Saint-André-Avellin Inc. ont rendu possible cette recherche.